Palais des Sports - Desvres
Jeudi 27 juillet 2000 - 20h45
La Salle des Sports de Desvres affiche complet en ce dernier jeudi de juillet. C'est normal, elle accueille Bernard Lavilliers.
En première partie, c'est le toulousain Wab qui surprend et ravit le gros millier de spectateurs moitié assis, moitié debout. Il est tout seul sur scène avec sa machine et le mélange est étonnant. Il chante et son sampler lui répond, répète les sons et les mots. On pense à Bobby Mc Ferrin et à Al Jarreau. En tout cas, il aura sûrement quelque chose à faire ce Wab. Bon moment.
Vers 22h, c'est donc Lavilliers qui entre en piste. Il y a deux catégories de chanteurs, les bêtes de scène et les autres. Lui joue dans la première. On lui pardonne vite son côté gros bras, quand il chante « Noir et Blanc », par exemple, ou quand il reprend Aragon en dernier rappel «. « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » . Éternelle question. Lavilliers, c'est donc ça : un T-shirt noir qui montre les biceps, un style un peu poseur, bref le baroudeur qui a vécu et à qui on ne la fait pas. Et en même temps, mais vraiment en même temps, c'est un poète, un vrai, un voyageur au long cours, un chanteur à textes au message fort. Si fort que le temps passe mais n'altère pas ses textes. Sur scène, il danse et bouge comme il faut, il a une vraie présence quoi et ce n'est plus si courant que cela en fait.
En fait, on était vraiment heureux de le recevoir pour la troisième fois au Festival. Parce qu'on aime ses chansons. Parce qu'on a compris le message. Parce que « De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur, la musique est un cri qui vient de l'intérieur. » Et lui était heureux d'y revenir. Si, si, il l'a dit !