Bernard Lavilliers, le Français bourlingueur revient à Montréal

MONTREAL (PC) — La voix est assurée et profonde et, pourtant, empreinte de délicatesse comme peut l'être la musique de Bernard Lavilliers : forte et touchante tout à la fois.
Le Français bourlingueur revient à Montréal dans le cadre des FrancoFolies. Sa présence survient quelques semaines après la sortie du compact double Histoires, condensé de 25 années de carrière. Le hic, c'est que ledit compact est paru il y a deux ans en Europe, étant lui-même un résumé d'un boîtier triple.
"C'est marrant, dit-il. Chaque fois que je viens chez vous, ce n'est pas lié à mon plus récent disque. J'ai changé de compagnie, mon parcours est chaotique ; bref, ce n'est pas très cohérent. Cela dit, Histoires n'est pas un best of comme on l'entend d'ordinaire. Il y a là plusieurs chansons obscures qui représentent une diversité d'écriture. Chaque chanson a son histoire et chaque histoire est différente."
Malgré nombre de succès radiophoniques au cours des années, Lavilliers a percé et a été soutenu principalement par la scène, qui demeure encore son véhicule privilégié.
"Je suis le mec qui tourne le plus. Six mois sans scène et je m'embête. Il faut que je garde ce contact avec les gens, les émotions."
C'est la raison pour laquelle Lavilliers aime tellement voyager et se mêler au quotidien de gens qui résident dans les pays qu'il visite. Quand on évoque son nom, on ne peut s'empêcher de penser à un autre grand nomade, Georges Moustaki. Mais si la musique du Métèque est souvent gorgée de lumière, celle de Lavilliers est fréquemment entre deux pôles, calme.