Quand ma plume ne fera plus de rimes, ma bohème,
Quand j’aurais de l’argent à jeter sous le pont,
Quand je pousserais des soupirs au lieu de faire des poèmes,
Quand il faudra que je rime avec la raison.
Alors je partirais la tête sous ton aile,
Sans oser regarder les copains d’autrefois,
Et puis j’irai me pendre à la branche d’un chêne,
Aux cordons de ma bourse qui veut faire la lois.
Ma muse imprésarios me soufflera des thèmes,
Faites rire les gens sans trop les faire penser,
Vous n’êtes pas marrant avec tous vos problèmes,
Les idées ça se chante au feu d’une cheminée.
Alors je partirais la tête sous ton aile,
Sans oser regarder les copains d’autrefois,
Et puis j’irai me pendre à la branche d’un chêne,
Aux cordons de ma bourse qui veut faire la lois.
Quand je te dirai vous, mon amour mon oiseau,
Quand tu revêtira ton vison de lumière,
Je ne saisirai plus ton coeur tremblant tout chaud,
Aveuglé par mon fric et mes bonnes manières;
Alors je partirais la tête sous ton aile,
Sans oser regarder les copains d’autrefois,
Et puis j’irai me pendre à la branche d’un chêne,
Aux cordons de ma bourse qui veut faire la lois.
Avant que d’être las de faire des inventaires,
Avant que fasse du commerce le soleil et la mer,
J’aimerai me souvenir, qu’il y a des cheminées,
Ce qu’étais ton sourire dans une fin d’été.
Alors tu peux encore, me regarder en fasse,
Sans avoir à rougir de ma gueule arrangée,
Alors tu peux encore m’emmener aux terrasses,
M’embrasser dans le cou pour voir si j’ai changé.