SECTION AUTEURS

Gaston COUTÉ 1880-1911
Naissance, le 23 septembre 1880 à BEAUGENCY (Loiret). Son père était meunier au moulin des MURS.
1882 : La famille COUTE s'installe au Moulin de CLAN, sur la rivière “ Les Mauves ”, à 9 kilomètres de MEUNG-SUR-LOIRE.
1885 : Première année scolaire à l'école communale de SAINT-AY.
1886 : COUTE “ poursuit ses études ” à l'école communale de La Nivelle (commune des faubourgs de Meung-sur-Loire).
1889 2 mai : La sœur aînée de COUTE épouse Emmanuel TROULET, garçon charcutier, qui deviendra l'associé de son beau-père, puis Maire de MEUNG, etc.
1891 : 11 ans, reçu au certificat d'études primaires.
1892 : COUTE “ poursuit ” au cours complémentaire de MEUNG-SUR-LOIRE.
1895 : Juin : il échoue au Brevet élémentaire.
Septembre : il entre au lycée POTHIER à ORLEANS.
1896 : Premier récit de COUTE édité dans la “ Meunerie Française ”.
1897 : A partir d'avril, COUTE (sous le pseudonyme de Gaston KOUTAY), donne des textes à la “ Revue littéraire et sténographique du Loiret ”.
En décembre, il quitte le lycée Pothier.
1858 : Il est commis auxiliaire à la Recette Générale d'Orléans, puis muté à la Perception d'INGRE (prés d'Orléans). Puis reporter au “ Progrès du Loiret ”.
Soirée chansonnière de la tournée CASTELLO.
31 octobre : COUTE arrive à PARIS. Quelques jours difficiles et il débute au cabaret “ AL TARTAINE” (Bd Rochechouart).
1899 : Autres cabarets.
Septembre : voyage à GARGILESSE avec Maurice LUCAS.
1900 : Conseil de révision : COUTE est ajourné. Il sera plus tard réformé définitivement.
1902 : Période de succès dans les cabarets.
1906 : 25 juillet : numéro spécial illustré par GRANDJOUAN, des “ Chansonniers de Montmartre”. .
1907 : COUTE, DUMESTRE et DOMINUS ouvrent un cabaret “ La Truie qui file ”. Quelques mois plus tard, les trois compagnons le ferment.
1910 : COUTE collabore à la revue “ La Barricade ” et à “ La Guerre Sociale” avec des chansons d'actualité.
1911 : 28 juin : décès à l'Hôpital Lariboisière.
1er juillet : inhumation dans le cimetière communal de Meung-sur-Loire

Blaise CENDRARS (1887-1961), Blaise Cendrars (pseudonyme de Frédéric Sauser-Hall), né à La Chaux-de-Fonds (Suisse), mort à Paris, est l’écrivain victime de la légende qu’il a lui-même créée et que ses amis, ses critiques ont enrichie: légende de l’homme d’action, de l’aventurier épris de la vie, et de la vie dangereuse, dédaigneux de l’art et des artistes, n’aimant rien tant que bourlinguer et ne détestant rien tant qu’écrire Bourlinguer . Or cet homme qui refusait d’être homme de lettres a beaucoup écrit et continûment; mais ses déclarations d’hostilité à la littérature et l’apparence autobiographique de son œuvre ont pu faire que l’homme éclipse l’écrivain. Si Cendrars a bourlingué, c’est bien plus dans les livres et les rêves que sur les mers du monde, et, solitaire touché par l’étoile de la Mélancolie, il a trouvé dans l’imaginaire son royaume. C’est dans cette lumière voilée, et sous un éclairage véritablement littéraire, qu’il faudrait dorénavant lire Cendrars.

Louis ARAGON  (1897-1982), L’œuvre d’Aragon est l’objet d’un malentendu que son auteur semble favoriser à plaisir. Lui-même a très tôt relevé, comme un trait constitutif de sa personnalité, qu’on ne saurait l’estimer entièrement: «À chaque instant je me trahis, je me démens, je me contredis. Je ne suis pas celui en qui je placerai ma confiance» («Révélations sensationnelles», in Littérature 13). On peut articuler cette contradiction intime à la notion par laquelle il a tenté de résumer son esthétique: le mentir-vrai , qui joue dans les deux sens; car la passion de la communication sincère en direction du plus grand nombre se double toujours en lui d’une inverse et irrépressible disposition à la complication, au déguisement ou au théâtre , comme l’indique le dernier titre de son œuvre romanesque. Cette «double postulation simultanée», pour citer Baudelaire dont son dandysme le rapproche, a de quoi fasciner autant qu’irriter; l’ampleur démesurée de son œuvre – plus de quatre-vingts volumes en soixante années – ne peut se comparer qu’à celle de Hugo, par rapport auquel il fit à la fois mieux (si l’on attend de l’écrivain la critique des pouvoirs propres de son écriture), et moins bien (si on l’évalue selon la force de son message ou selon sa capacité prophétique). De tous les enseignements d’Aragon, on retiendra en effet qu’il inculque d’abord à son lecteur la diversité de la personne humaine ou, d’un titre majeur, son mouvement perpétuel . À chaque nouvelle étape de son existence passionnée, ses adversaires, qui furent nombreux, eurent beau jeu de lui opposer ses propres textes: lui-même a répondu qu’on ne saurait le comprendre sans dater avec précision chacun de ses écrits. Comme s’il avait voulu par là renvoyer les contradictions fécondes de son œuvre et de sa personne à celles, plus larges, d’un monde ou d’un siècle avec lequel, selon Blanche, ou l’Oubli , le romancier fait l’amour .

Léo FERRE  (1916-1993), Né à Monaco, Léo Ferré entreprend des études de droit avant de se lancer dans la chanson avec des textes dont la qualité frappe dès l’abord: L’Inconnue de Londres , Barbarie , etc. Ferré se produit dans des cabarets de la rive gauche puis dans de plus grandes salles, comme l’Olympia et l’Alhambra, à partir de 1953. Sa chanson L’Homme s’impose alors auprès du grand public. Sa carrière est ensuite ponctuée par de grands succès: Le Piano du pauvre , Jolie Môme , L’Âge d’or , C’est extra , Avec le temps .
Son œuvre est sans cesse tiraillée entre la poésie pure (L’Étang chimérique , par exemple) et la mise en musique des poètes (Aragon, Verlaine, Rimbaud, Baudelaire, Apollinaire), d’une part, la chanson politique, d’autre part (Franco la muerte , mais surtout les trois versions des Temps difficiles , Les Anarchistes , Ni dieu ni maître ). Il va, en 1968, alors qu’il se trouve au sommet de sa gloire, changer de style et contribuer sans doute à la rénovation de la chanson française. Puisant à des sources très diverses, se faisant accompagner par un orchestre de pop music, il intègre à son tour de chant de longs textes, dits (Le Chien , Il n’y a plus rien ) ou chantés (Poètes vos papiers , Les Amants tristes ), et rencontre alors une grande audience auprès de la jeunesse. Ses œuvres, qui ne doivent plus rien à la conception classique de la chanson, deviennent une sorte de poésie orale, parlée, qui frappe par sa sincérité d’inspiration, sa beauté formelle et sa violence.
Ferré s’est également essayé au roman (Benoît Misère , 1970) et à la «grande» musique (en particulier, un oratorio qu’il écrivit et enregistra lui-même sur le texte d’Apollinaire, La Chanson du mal-aimé ).
À partir de 1972, il s’établit en Toscane et se produit moins. Il publie cependant Le Testament phonographe (1980) et enregistre plusieurs beaux albums, comme Et basta! , La Violence et l’ennui , Ludwig, L’Imaginaire, Le Bateau Ivre , etc. Il réalise son rêve de jeunesse: diriger un orchestre symphonique, et compose L’Opéra du pauvre (1983).

Rudyard KIPLING  (1865-1936), Rudyard Kipling est de nature un écrivain jeune, et cela pour plusieurs raisons. Par tempérament il a toujours eu le sérieux, l’intransigeance morale, l’insatiable curiosité de l’adolescence et surtout son goût du jeu. Il est arrivé au-delà des frontières de l’Angleterre à une notoriété voisine de la gloire à un âge où la plupart des écrivains débutants cherchent encore à se faire entendre. Enfin il a été sauvé d’un injuste oubli par la mémoire des enfants qui furent toujours ses lecteurs de prédilection.

Guillaume APOLLINAIRE  1880-1918,Guillaume Apollinaris de Kostrowitzky est né à Rome le 26 août 1880. Il est le fils d’une Polonaise de vingt-deux ans, dont le père était devenu camérier du pape après une existence mouvementée, et d’un inconnu, sans doute un ancien officier du royaume des Deux-Siciles nommé Francesco Flugi d’Aspermont.
Venu à la littérature alors que s’achevait le symbolisme, mort à la veille de l’arrivée de Dada à Paris et de la naissance du surréalisme, sensible à toutes les formes de la nouveauté sans pour autant repousser la tradition, tendant une main à Verlaine et l’autre à Breton, Apollinaire illustre la mutation qui s’est opérée dans la poésie française entre 1900 et 1920.
D’autre part, curieux des choses de l’art, ami de nombreux peintres, il a été un des témoins les mieux placés et les plus attentifs de la révolution picturale qui, commencée avec le fauvisme, s’affirme dans le cubisme et porte en germe les développements de la peinture non figurative.
Il a été poète et critique d’art, mais aussi conteur, essayiste, chroniqueur; par son œuvre comme par sa personnalité, il se place au carrefour des principales tendances esthétiques qui traversent le XXe siècle.

Charles BAUDELAIRE 1821-1867, né à Paris, Baudelaire perd son père alors qu’il n’a que six ans. Le remariage de sa mère avec le commandant Aupick, la stricte discipline à laquelle il se trouve soudain soumis, les vexations du collège alimentent sa révolte. En 1839, il commence à fréquenter la bohème parisienne et à écrire. Mais son beau-père veut l’arracher à ce milieu délétère et à cette vocation maudite par toute famille bourgeoise; il l’envoie d’abord faire un voyage aux Indes qui prend fin à l’île Maurice (1841), puis lui impose un conseil judiciaire sous prétexte qu’il dilapide l’héritage paternel. Baudelaire mène en effet une vie dissipée: il s’est lié avec une mulâtresse, Jeanne Duval, use de l’opium et du haschisch, tente de se suicider. Couvert de dettes et jouissant désormais d’une rente trop maigre, il est contraint d’écrire pour vivre; les comptes rendus des salons, les traductions de Poe seront d’abord des besognes alimentaires. 1852 est l’année décisive: une rupture – temporaire – avec Jeanne, la rencontre de «l’ange gardien, la muse et la madone», Mme Sabatier, constituent un terrain favorable à l’éclosion des Fleurs du mal . L’année où paraît le recueil est en revanche celle d’une crise: fin du rêve Sabatier et agonie de l’idéal, enlisement dans l’aventure Duval, maladie, dettes, remords, angoisse, procès... Après la rupture avec Jeanne en 1862, définitive cette fois, Baudelaire vit quelques années pathétiques. Sa force physique et morale n’a cessé de se délabrer. Au cours d’un voyage en Belgique, en 1866, il est frappé par une attaque d’hémiplégie. Aphasique, immobilisé, il n’est plus jusqu’à sa mort prochaine qu’un regard chargé de mystère.


SECTION HAÏTI
HAÏTI
Haïti est l'un des pays les plus pauvres du monde et une partie importante de sa population survit dans des conditions très précaires. En 1996, le produit intérieur brut (PIB) ne dépassait pas 2,720 milliards de dollars, soit 910 dollars par habitant (contre 21 740 dollars pour la France). L'agriculture n'assure pas des revenus suffisants et l'industrie se limite principalement à la transformation des produits agricoles. La situation alimentaire des Haïtiens suscite depuis bien des années l'inquiétude des organisations humanitaires.

 

Politique en Haïti

La dictature des Duvalier

Élu avec le soutien des Noirs, qui voyaient en lui le moyen de lutter contre les élites mulâtres, Duvalier imposa d'emblée une politique extrêmement répressive (interdiction des partis d'opposition, instauration de l'état de siège, le 2 mai 1958) et reçut du Parlement l'autorisation de gouverner par décrets (31 juillet 1958).

Le régime Duvalier s'appuyait sur une milice paramilitaire, les Volontaires de la Sécurité nationale, surnommés les «!tontons macoutes!», qui neutralisa l'armée, sema la terreur dans les rangs de l'opposition et parvint à étouffer toute résistance. Duvalier prononça la dissolution du Parlement le 8 avril 1961 et les États-Unis suspendirent leur aide en signe de désapprobation.

Face à l'opposition d'une partie de l'armée (un complot militaire fut déjoué le 19 avril 1963) et des exilés haïtiens, qui tentèrent plusieurs fois, depuis la République dominicaine, de provoquer un soulèvement populaire, Duvalier renforça la répression. En 1964, il se proclama président à vie et engagea, avec les tontons macoutes, une campagne sanglante d'assassinats contre les opposants (2 000 exécutions en 1967).

Duvalier ne laissa rien au hasard : en janvier 1971, l'Assemblée nationale amenda la Constitution pour lui permettre de désigner son fils, Jean-Claude, comme successeur. À la mort du dictateur, le 21 avril 1971, Jean-Claude Duvalier accéda donc à la présidence de la République. Il avait 19 ans (d'où son surnom de «!Baby Doc!»). Il commença par appliquer la politique de son père, avant d'amorcer une timide libéralisation du régime.

La répression et l'extrême pauvreté dans laquelle le régime maintenait la population provoquèrent, à partir de la fin des années soixante-dix, l'exode de la population haïtienne, vers la Floride et les Bahamas notamment. En 1986, un soulèvement populaire renversa Jean-Claude Duvalier, qui partit se réfugier dans le sud de la France.

La fin de l'ère Duvalier ne signifiait pas pour autant la fin de la dictature. Aussitôt après son départ, une junte militaire dirigée par le général Henri Namphy s'installa au pouvoir. L'élection de Leslie Manigat à la présidence de la République, en 1988, ne fut qu'une parenthèse avant un nouveau coup d'État militaire du général Namphy (juin), lui-même remplacé en septembre par le général Prosper Avril. Au pouvoir jusqu'en 1990, celui-ci dut faire face à de nouvelles révoltes. Sa démission ouvrit la voie à des élections sous contrôle international, et à un semblant de normalisation de la vie politique.

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SECTION NICARAGUA

Nicaragua
Officiellement république du Nicaragua, pays d'Amérique centrale, bordé au nord par le Honduras, à l'est par la mer des Caraïbes, au sud par le Costa Rica et à l'ouest par l'océan Pacifique. La superficie du Nicaragua est de 139 682 km2. La capitale est Managua
Daniel Ortega
(1945- ), homme d'État nicaraguayen, président de la république du Nicaragua (1984-1990). Né à La Libertad, il fut étudiant à l'université d'Amérique centrale de Managua. Il abandonna ensuite ses études de droit en 1963 pour se rallier au Front sandiniste de libération nationale (FSLN), qui luttait contre la dictature du clan Somoza, au pouvoir depuis 1956. En 1967, il prit la tête du Mouvement urbain de résistance, une ramification du FSLN. Incarcéré de 1967 à 1974 pour le cambriolage d'une banque, il fut exilé à Cuba à sa sortie de prison mais regagna clandestinement le Nicaragua pour rejoindre le FSLN.

 

Lorsque le président Anastasio Somoza fut évincé du pouvoir par l'opposition sandiniste en juillet 1979, Ortega (qui avait dirigé la plus modérée des trois factions du FSLN lors de la guérilla contre Somoza) fit partie, avec Violeta Chamorro, de la junte de gouvernement pluraliste de reconstruction nationale dont il devint le coordinateur en 1980. Lors des élections présidentielles et législatives de 1984, Ortega fut élu à la présidence avec plus de 60 p. 100 des voix. La junte sandiniste s'attela à la lourde tâche de reconstruire le pays dévasté par la dynastie Somoza, la plus longue dictature de l'histoire de l'Amérique latine. Ortega orienta le développement du pays sur le modèle socialiste. Il dut se tourner vers les pays étrangers pour trouver l'aide financière nécessaire à la reconstruction du pays. Soucieux de ne pas compromettre la neutralité et la pluralité économique du Nicaragua, il trouva surtout un soutien financier auprès des pays d'Amérique latine et d'Europe occidentale.

Lorsque Ronald Reagan succéda à Jimmy Carter à la présidence des États-Unis en 1981, il instaura une politique radicalement opposée à celle de son prédécesseur. À l'aide économique au Nicaragua succédèrent des manœuvres économiques et des pressions militaires et diplomatiques. Les États-Unis apportèrent leur soutien aux contre-révolutionnaires (ou «!contras!») qui luttaient contre les forces sandinistes au nord et au sud du pays, et minèrent les ports nicaraguayens. En 1984, Ortega établit des négociations avec les responsables politiques américains et accepta de signer le traité de paix régional rédigé par le groupe Contadora (Colombie, Mexique, Panamá et Venezuela). Ortega fut battu par Violeta Barrios de Chamorro, candidate de l'opposition, lors des élections présidentielles de 1990. Il fut nommé secrétaire général du FSLN en juillet 1991. Son frère, le général Humberto Ortega, ministre de la Défense, dut quitter son poste en février 1995 sous les pressions nationales et internationales.

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SECTION JAMAÏQUE
Jamaïque
Pays insulaire des Grandes Antilles situé à 150 km au sud de Cuba, et séparé d'Haïti par le détroit de la Jamaïque. La Jamaïque est une démocratie parlementaire membre du Commonwealth. D'une superficie totale de 10 991 km2, elle s'étend d'est en ouest sur environ 250 km, sa largeur maximale ne dépassant pas 80 km. Kingston, la capitale, est la plus grande ville du pays et un important port commercial.
Kingston
Ville de la Jamaïque, capitale et port maritime du pays, située sur la côte sud-est de l'île des Grandes Antilles, au pied des montagnes Bleues, sur la mer des Caraïbes. Kingston est le premier centre de transport, de commerce et de manufacture de l'île. On y trouve principalement des raffineries de pétrole, des fabriques de vêtements et des industries alimentaires. Le port, bien protégé au sud par la longue langue de sable des Palisadoes, est fréquenté par des navires aussi bien commerciaux que touristiques. On y exporte du sucre, du café, du rhum et des bananes. Le tourisme y est florissant. Proche de la ville, à l'entrée du port, se trouvent les vestiges partiellement immergés du vieux Port-Royal, qui fut détruit par un tremblement de terre en 1692. Kingston possède un collège d'enseignement supérieur des Arts, des Sciences et de la Technologie (1958), ainsi que l'université des Indes-Occidentales (1948), située en banlieue, à Mona.
Kingston fut fondée par les Britanniques, en 1693, pour remplacer Port-Royal, détruit par le tremblement de terre. Florissante au XVIIIe siècle, en raison du commerce des esclaves, elle prit la relève de Spanish Town, en 1872, comme capitale de l'île. Kingston fut très endommagée par le tremblement de terre de 1907. Elle est la capitale de la Jamaïque indépendante depuis 1962. Population (estimation 1993) : 525 000 habitants.
SECTION BRÉSIL
Brésil
Brésil, République fédérale et plus grand État d'Amérique du Sud. Il couvre près de la moitié de la superficie du continent sud-américain. Bordé à l'est et au nord par l'océan Atlantique, ses voisins sont, au nord, le Venezuela, le Guyana, le Surinam et la Guyane française. À l'ouest, ce sont l'Argentine, le Paraguay, la Bolivie et le Pérou, au nord-ouest, la Colombie et au sud, l'Uruguay. Seuls le Chili et l'Équateur n'ont pas de frontière commune avec le Brésil en Amérique du Sud. Avec une superficie de 8 511 966 km2, le Brésil se place au cinquième rang mondial derrière la Russie, la Chine, le Canada et les États-Unis. Il s'étire du nord au sud sur une longueur maximale d'environ 4 345 km et sur une largueur maximale d'est en ouest de 4 330 km. Le littoral atlantique est la partie la plus densément peuplée, avec notamment les grandes métropoles de São Paulo et Rio de Janeiro. La capitale, Brasília, dont la population était estimée en 1991 à 1 841 028 habitants, se trouve à plus de 1 000 km à l'intérieur des terres. Ancienne colonie portugaise, le Brésil est notamment le premier producteur mondial de café et possède d'importantes ressources minérales.