Arrêt sur Image

 

Album de 2001 Universal CD 589 040 -2 

 

Délinquance (remix)

 

Sur le CD promo:
Brazzaville

Partitions disponibles sur la page "Partitions"... 

  • Note perso: Enfin le nouvel album. Quatre ans pour découvrir enfin la nouvelle production de BL, ça commençait à faire long... Je sais bien que Bernard prend son temps pour écrire, mais là il faut bien avouer que c'est un peu exagéré. Si on met à part les feuilles mortes, ça nous fait 11 chansons en quatre ans, soit à peine 3 par an... Bon, regardons de plus près cet album. Une première écoute nous étonne un peu par son calme et son tempo, trop lent à mon avis. Je ne sais pas à quoi je devais m'attendre, mais néanmoins je suis un peu déçu par le rythme général. J'aurai aimé entendre une musique plus Rock, plus sauvage, en un mot plus en rapport avec le personnage. Sur ce CD, pas de nouveauté flagrante au niveau de la musique ou des textes. Les thèmes abordés sont dans la lignée des autres albums: les femmes, la mer, le monde du travail (et à croire que Bernard ne connaît que la vallée de la Fensh et les cités métallurgiques) et les trusts qui sont aujourd'hui en plein essors. 

Si on commence par le début, "L'Or des Fous" est une bonne chanson. La voix de Bernard semble pourtant avoir changé, plus "plate" que dans les précédents albums. La musique est aussi plus en avant par rapport à la voix. On a l'impression que Bernard se cache un peu derrière. Dans "Iracema" il y a un truc qui me gène, ce sont les claviers très "Californiens" ainsi que la batterie qui est sur le même moule, du genre de Donald Fagen (I.G.Y sur l'album The Nightfy de 1982 ou bien encore Randy Numan). C'est pas ce qu'on attend de la musique de Lavilliers. Chacun ses goûts, mais pour ma part je trouve ça un peu dommage. "Les mains d'or" nous redonne confiance car c'est un bonne chanson. BL nous fait la suite de Fensh Vallée, avec les images des usines tombées dans l'inactivité suite à des suppressions d'emplois. Les habitants de la Vallée vont être heureux de voir que BL n'oublie pas. Et les autres aussi qui peuvent mettre aussi ces paroles pour leurs propres comptes. Pascal Arroyo a participé a cette chanson, c'est peut-être aussi pour ça qu'elle est très correcte. "Fleur pourpre" est un bon reggae, mais encore trop présent le clavier électronique en fond qui est plus gênant que bénéfique. "Saudade" est une belle ballade, mais je ne suis pas sur de tout comprendre, c'est un peu de tout cette Saudade ! "L'Empire du milieu" commence comme "Sertao" de l'album O gringo. L'histoire nous fait penser à un polar des années 60. On retrouve un esprit des films noirs avec des Ventura, Gabin et autres. Ce morceau me fait penser aussi à Citizen Kane. "Délinquance" est un morceau intéressant, qui est très au goût du jour. "Les tricheurs" est lui aussi au goût du jour, en dénonçant le système des start-up. La batterie est à mon sens trop lourde sur ce morceau; elle enlève de la clarté au texte. "Octobre à NY" est comme Iracema, très US et pas très bien venu ici. Il plaira certainement à une majorité de personnes qui ne connaissent pas forcément la production de BL. Peut-être un moyen d'avoir des nouveaux auditeurs ? Ou est-ce le fait de passer chez Universal, multinationale américaine ? J'sais pas ! "Ma dernière femme" est une très belle chanson, un beau cadeau pour la nouvelle compagne de voyage de Bernard. "Solidaritude" est un morceau très reposant, comme l'esprit général de l'album. C'est quand même très beau. "Les feuilles mortes" va diviser les amoureux des monuments de la chanson. Faut-il toucher à ce que j'appelle des chansons historiques ? Non. Pour ma part, musicalement sympa, c'est pour moi une erreur de toucher aux monstres sacrés. C'est comme si Alizée chantait du Piaf ! Je veux bien qu'on essaye ce genre de chose sur les concerts, mais pas sur des albums. Pour conclure, il est temps... je trouve cet album bien calme et bourré de nostalgie, même si Bernard s'en défend. Pour moi, ce n'est pas son meilleur album. Je sais que c'est peut-être sévère de dire ça, mais je suis persuadé, je me trompe peut-être, que Lavilliers est plus "lui" dans des albums comme "O gringo", "Voleur de feu" ou bien plus récemment "clair obscur". Mais à vous de voir, et aussi d'écouter.

 

 

  • Note de la Fnac: Quatre ans après « Clair-obscur », Bernard Lavilliers, à 55 ans, sort son quatorzième album studio, « Arrêt sur image ». Des titres pour la plupart testés et écrits en tournée qui forment un opus résolument plus tendre qu'à l'accoutumée, empreint de nostalgie et de mélancolie. Musicalement, Bernard Lavilliers fait toujours appel à la sono mondiale : accents du Brésil (Saudade), du Cap Vert et d'îles (L'Or des fous), atmosphères rock (L'Empire du milieu) et reggae. 
    Autour de lui, on retrouve une nouvelle fois Georges Baux ainsi qu’un nouveau venu, Jean-Pierre Mader. Les thèmes abordés ne surprendront personne : il est question de la douceur des femmes (Iracema, le superbe piano/voix Solidaritude), la condition ouvrière (Les Mains d'or), la société (Délinquance), les voyages imaginaires et réels (Octobre à New York). Signalons également une reprise des Feuilles mortes façon salsa. Un pari difficile mais superbement réussi, avec des cuivres calés sur mesure.

  •  Vu sur MCM.NET: Ingrédients: entre naïveté déconvenue, saudade, femmes volages et fatales, amour, sexe et mort, Léo Ferré, qui de son vivant partageait la même famille d’artistes, semble frayer son chemin pour hanter le boxeur calmé. Les sessions sont toujours reggae, dub et créoles, bossa, mais les valises et le voyage délestés de rage. (Acmé)

  •  Vu sur Libération: La vie est plus belle quand on l'invente. Depuis trente-trois ans, Bernard Lavilliers chante, au fil de ses voyages, ses légendes tout en muscles, histoires de chercheurs d'or, de gangsters et de trafiquants solitaires. Des quatre coins du monde, l'amateur de Blaise Cendrars s'imprègne des rythmes locaux, cubains, brésiliens, caribéens ou jamaïquains - genre qui lui valut, en 1994, son dernier tube, Melody Tempo Harmony. Dans son seizième album, mêlant ces styles (dont une reprise salsa des Feuilles mortes) agrémentés de R'n'B et de mixtures électroniques incongrues, le baroudeur stéphanois loue aussi la musique cap-verdienne et sa déesse aux pieds nus, Cesaria Evora. Des mélodies soyeuses habillent une voix certes limitée, mais dont la fonction est avant tout narrative. A 55 ans, Bernard Lavilliers se repose sur une écriture suffisamment rodée pour supporter ces parfums d'aventure, d'amour et de mort maintes fois mêlés depuis les années 80, mais où l'urgence de dire était d'une meilleure inspiration. Par Ludovic PERRIN

  •  Vu sur FIP: Dans chaque album de Bernard Lavilliers, on retrouve le même cocktail détonnant, ancré dans les origines ouvrières et le parcours du chanteur : révolte et humanisme mis en mélodie dans un style inimitable. "Arrêt sur image", son nouvel album vient apporter une pierre supplémentaire au combat toujours d'actualité du chanteur

  •  Vu sur "Le Web de l'Humanité"
    Bernard Lavilliers en instantané
    Musique. Le chanteur stéphanois est amateur de voyages au long cours. Il aime partir pour trouver l'inspiration et faire le point avec lui-même.

Après Clair-obscur, Bernard Lavilliers revient avec Arrêt sur image, un album aux chaudes sonorités latines que le chanteur globe-trotter a tenu à commenter pour l'Humanité hebdo. Rencontre.


Il a été l'un des premiers à mettre de la salsa dans ses chansons, bien avant que cela soit à la mode. Le Gringo globe-trotter revient avec Arrêt sur image, nouvel album où il pose la question de son parcours : " Qui peut savoir où le destin entraîne ", chante-t-il dans l'Or des fous. · mi-chemin entre aventurier et journaliste, Bernard Lavilliers est un nomade qui a besoin d'aller voir ailleurs pour ne pas devenir sec, et accessoirement faire le tour de ses doutes. Il a beau dire " je voudrais travailler encore/ Forger l'acier rouge " (les Mains d'or), c'est un Lavilliers tendre et définitivement bossa qui laisse parler son cour. Voix chaude en avant, le chanteur évolue entre rythmes du Nordeste du Brésil, accordéon du Cap-Vert, violon tzigane, tempo reggae et slow crooner. C'est du Lavilliers pur jus, lequel, à cinquante-cinq ans, semble avoir abandonné une bonne fois pour toutes son armure de faux dur body-buildé. Arrêt sur image est l'ouvre d'un homme apaisé et serein. Un sentiment d'autant plus ressenti que celui qui n'a jamais cessé de rêver la femme, a trouvé la compagne " idéale " ! Il le dit, l'écrit surtout : " Je ne voulais plus aimer personne/ Mais quand je t'ai vue, j'ai su que la chance revenait " (Solidaritude). Pour parler de la genèse du seizième disque de sa carrière, il nous a donné rendez-vous à son nouveau QG, le Mécano Bar, un ancien atelier de mécanique générale du 11e arrondissement transformé en bistrot. L'occasion de faire le tour de son album en douze questions, qui toutes portent le titre de ses nouvelles chansons. Explication de texte par le salsero en personne.


- L'Or des fous : " Nul ne sait où le destin entraîne ".
Ce nom a pour origine un minerai, la pyrite de fer, qui ressemble étonnamment à de l'or. Un vieux Brésilien m'a expliqué qu'il y avait eu d'énormes batailles rangées entre chercheurs d'or à cause de ça.
L'Or des fous, c'est une chanson sur le destin, la trajectoire plus que sur le but. J'ai des objectifs régulièrement avec des dates limites (finir un album, faire un spectacle, etc.), je suis obligé de cadrer, mais je me laisse de grandes parenthèses de liberté. Quand j'écris " Qui peut savoir où le destin entraîne ", je me trouve dans la Caraïbe, où j'ai rencontré la femme dont je parle alors que j'aurai déjà dû être reparti. Si j'avais respecté mes délais, on se serait ratés. Apollinaire a dit : " Je connais des gens de toutes sortes qui n'égalent pas leur destin ", ou encore " leurs yeux sont des feux mal éteints ", ce sont de belles images. La chanson est écrite à Fortaleza, où la nuit tombe très vite et dans cette tournerie de valse folle arrive cette femme. Tu peux aller voir les vieilles cartomanciennes de Venise, elles te diront des choses, mais aussi que c'est à toi d'assumer ton destin. C'est à toi de prouver que tu es capable. Un peu comme Corto Maltese (NDLR:personnage créé par Hugo Pratt) qui n'avait pas de ligne de vie et qui s'en fait une lui-même.
- Iracema : la Patronne de Fortaleza
C'est une Indienne Guarani - la patronne de Fortaleza - qui s'est mariée avec un marin portugais. Elle est symbolisée par une statue en bronze où cette Indienne tend un arc vers l'Atlantique, vers le large.
Avec cette chanson, on est dans un rêve éveillé, dans un endroit fait de pluies de mars avec cette liane parmi d'autres. Musicalement, elle est plus californienne que brésilienne. J'utilise vraiment ma voix ici comme un crooner. C'est rare que j'y aille à fond dans ce domaine.
- Les Mains d'Or : Acier rouge et laminoirs
J'étais à Toulouse quand j'ai écrit ce texte, dans ma chambre d'hôtel. · la télévision, je voyais des usines qui fermaient et des salariés qui disaient : " On veut travailler, c'est tout ce qu'on demande. " Il faudrait qu'on nous explique pourquoi, d'un côté, il y a des bénéfices énormes et, de l'autre, des fermetures d'usines. Là, on ne comprend pas. Derrière cette colère des gens, il y avait de l'abattement, comme s'ils étaient sonnés. Grâce au destin, mon père, qui a travaillé toute sa vie à la manufacture d'armes de Saint-Etienne, a échappé à ça. Il n'a pas été viré ni mis en préretraite. Maintenant, tout est décidé par des conseils d'administration d'entreprises qui passent leur temps à fusionner. Ce sont les fameux licenciements boursiers. Faire de l'argent avec de l'argent, ça donne ça. Le tout accompagné d'un grand mépris. Les Mains d'or parlent de la dignité de l'homme. C'est une sorte d'hymne au travail manuel en même temps qu'un chant de revendications, comme dirait Léo (Ferré). Dans ce même reportage télé, quelqu'un dit : " Maintenant, je ne sers plus à rien. " Ça signifie que le mec n'a plus le droit d'exister. C'est terrible comme remise en question. J'ai voulu insister sur cet aspect-là. On le voit avec LU, Marks & Spencer, AOM-Air Liberté... c'est la loi de la finance qui passe avant les hommes. Alors que des gens ont passé vingt-cinq ans dans un travail précis, on leur demande de se recycler dans l'informatique. On cherche à déplacer des populations entières. Il y a côté guerre civile. Il est évident que ça va poser de gros problèmes à nos social-démocraties, ces gauches du centre.
Solidaritude : Seul au monde.
Dans ce titre il y a solidarité et solitude parce que pour écrire j'ai besoin d'être seul. Je suis un loup solitaire qui coure après sa louve.
Fleur pourpre : un titre baudelairien (" supprimer cette innocence qui arrive avec le jour ")
Comme j'ai trouvé la femme idéale depuis trois ans, je suis hors mode. J'ai d'autant plus ce sentiment que, dans la nouvelle littéraire, tout le monde partouze (la Vie sexuelle de Catherine M.). Ça me fait penser aux années soixante, ce n'est pas nouveau. Les boîtes d'échangistes, etc., pour moi, il y a un côté has been, genre on se libère. Le quotidien, si on en fait quelque chose de crapoteux, évidemment que ça tue, si on se relâche, s'il n'y pas d'élégance, d'exigence dans le rapport amoureux. Le quotidien, quand on aime vraiment quelqu'un, au contraire de tuer, ça renforce. Dans cet album, il y a quelqu'un de présent en permanence, à qui je faisais entendre mes chansons dès que je les avais écrites... et nous, on s'arrangera toujours pour que jamais le quotidien nous bouffe. Place à la vraie passion ! Celle qui te brûle. Quand tu es passionné par quelqu'un, tu n'as plus du tout envie d'aller faire le papillon qui va se (re)motiver sexuellement. Il y a un côté post-adolescent dans cette nouvelle littérature, que l'on aime définir comme de l'auto-fiction. Je ne sais pas si ces auteurs ont lu Henry Miller, lui est allé loin (Huit Jours à Clichy). Dans l'écriture, il y a un souffle différent. Aujourd'hui, on dirait qu'auteurs et éditeurs ont trouvé une veine formidable pour prendre de l'oseille. Je ne suis pas pour la censure, mais, là, ça me laisse rêveur.
- Délinquance : " Ecrire sur les blocs qui longent les périphériques une histoire d'amour qui débloque. "
Je me suis inspiré, pour l'écriture, de Fernand Léger. On est dans un domaine de blocs. Les barres des cités ont toujours été des Lego. Je suis né dans une cité : la délinquance, je connais. C'est un peu comme un serpent qui tourne autour des gamins. Il suffit d'un rien pour tomber. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas du tout sûr que le môme de dix, douze ans il la trouve laide sa cité, même s'il n'a pas le choix de vivre ailleurs et qu'il l'a dégrade. En même temps, dans sa banlieue, il y a sûrement des poètes, des musiciens, des artistes, un art nouveau qui vient de là.
- Octobre à New York : le moteur des buildings
C'est la première fois que j'utilise ce genre de musique (le R&B). On est branché club, avec un son actuel. J'avais envie d'avoir des chours new-yorkais en même temps qu'un côté aérien. Je parle d'un personnage à Time Square. J'ai écrit cette chanson sous la pression, étant donné qu'on entrait dans le studio deux jours après. Certains m'ont mis en garde sur le feeling R&B, comme si je ne pouvais pas toucher à ce style. New York m'évoque ces ambiances. Je décris mon environnement. On est en octobre, avec le Time Square en face et toutes ses publicités sur Broadway, pas loin, il y a le Copacabana, une boîte de salsa portoricaine où je me rends souvent pour écouter des orchestres. New York a ce moteur en permanence. C'est une ville qui me parle.
- Saudade : le parfum subtil de la nostalgie.
- On ne peut pas traduire Saudade en Français. Ça n'a rien à voir avec la mélancolie. C'est quelque chose qui vient du fond de l'âme, ça rend bluesy sans être du blues. Ce n'est pas du désespoir, en même temps c'est de cette famille-là. C'est une mélodie dont on n'a plus les accords. Pour moi, la saudade, c'est la présence de l'absence d'un être, d'une chanson, d'un paysage. C'est de l'hyperémotivité qui fait qu'on peut écrire des choses très fortes.
- L'Empire du milieu : un monde fini
Ça renvoie au monde des bandits. Auguste le Breton, Poupon le Stéphanois, Beau Torse, le Nantais... des mecs de la génération de mon oncle, d'avant-guerre et de la guerre, des truands qui avaient 80-85 ans. On est dans un film de Melleville plus qu'Audiard qui proposait une caricature du milieu. C'est une chanson qui ferme le ban d'une époque disparue. Aujourd'hui, tout est fric, corruption. Il n'y a plus de panache.
- Les Tricheurs : " Le reflet de l'argent égalise leurs traits ".
C'est une autre race encore. Ce sont les gens de la génération des traders, les golden boys, qui veulent être milliardaires avant quarante ans. C'est le profit immédiat. Ils vivent dans un mépris et sont suractivés sans savoir ce qu'ils sont. L'important, c'est " combien tu vaux ". On dit que les années quatre-vingt sont celles du fric, mais depuis l'an 2000 ça bat tous les records. Quand je dis " leur femme est quelque part derrière le Stock Exchange ", c'est méchant, mais pourtant c'est ça. Il y a une espèce d'unité du sacrifice par rapport à l'argent. Ils sacrifient leur jeunesse et leur vie pour avoir des thunes. C'est une sorte de despotisme de ceux qui pensent avoir tout compris.
- La dernière femme : cette blessure.
C'est une douleur prés du cour, une blessure élégante ancrée chez certaines personnes qui se reconnaissent à partir de ça. Dans cette chanson, je mets la barre haut au niveau de la passion. Elle arrive en fin d'album. Un album que je dédie à cette femme. C'est mon Elsa. Aragon et elle formaient un couple beaucoup plus compliqué que certains auteurs d'aujourd'hui, qui essaient vainement de nous choquer. Je me souviens avoir chanté devant eux au restaurant. Il se dégageait d'elle une force incroyable. Je les ai connus alors qu'ils avaient un certain âge. Elle avait dû être d'une beauté extraordinaire. La Dernière Femme est peut-être celle de sa vie, celle qu'on cherchait avant. C'est ma moitié d'ombre et de mystère. C'est très aragonesque comme chanson.
- Les Feuilles Mortes : hommage à Prévert
C'est la première fois que je reprends cette chanson. Je l'ai voulue sur un mode latino. · l'écoute, je trouve que ça passe bien. Ça l'a dépoussière un peu et peut-être pourra-t-elle être diffusée en radio. C'est une des chansons françaises les plus connues et on ne l'entend jamais !

Propos recueillis par Victor Hache

Premier Album
Premiers Pas
Les Poètes
Le Stéphanois
Les Barbares
15 ème Round
T'es Vivant ... ?
Pouvoirs (remix)
Live Tour 80
O Gringo
Nuit d'Amour
Etat d'urgence
Rue Barbare
Tout est Permis ...
Live Olympia 84
Voleur de Feu
Gentilshommes ...
IF
On the Road Again
Solo
Champs du Possible
Clair Obscur
Histoires ( 2 cd )
Histoires ( 3 cd )
Histoires en Scène
Brise de Conscience
L'Or des Fous
Arrêt sur Image
Séries spéciales
CD 2 titres
Les 45 Tours
Ma Chanson d'Enfance